Développement et projet scientifique (2010-2020)

Le  CRREF de 2010 à 2015

Administrativement parlant, le CRREF est une équipe d’accueil (EA-4538) de l’Université des Antilles et de la Guyane (devenue université des Antilles et juin 2015)  reconnue le 1er janvier 2010. Le CRREF est hébergée à l’ESPE de l’académie de Guadeloupe dans 6 bureaux et une salle d’accueil pour les doctorants.  Le personnel de l’ESPE assure également la logistique de l’équipe en matière de communication, de comptabilité et de secrétariat. Le centre de ressources informatiques et audiovisuelles de l’ESPE  apporte son concours à la fois pour la maintenance du matériel informatique, et pour les travaux de recherche et de production de ressources, par la mise à disposition du technicien audiovisuel.

Le CRREF exerce ses activités d’encadrement doctoral dans le cadre de  l’école Doctorale N°588 de l’UA : Milieu insulaire tropical : dynamiques de développement, sociétés, patrimoine et culture dans l’espace Caraïbes-Amériques. L’unité comprend actuellement une douzaine d’enseignants-chercheurs, une quinzaine de doctorants, une dizaine de personnels associés.

Bilan  2010-2014

Production scientifique

— Nombre d’articles publiés dans des revues internationales ou nationales avec comité de lecture répertoriées (A-CL) et non répertoriées (A-CLN) : A-CL : 24 ; A-CLN : 11 (Soit un total de 35 articles)

— Nombre de communications avec actes (C-ACT), sans actes (C-COM), autres communications (C-CONF) : C-ACT : 18 ; C-COM : 28 ; C-CONF : 25 (soit un total de 71 communications)

— Nombres d’ouvrages scientifiques (OS-O), de chapitres d’ouvrages scientifiques (OS-C) : OS-O : 6 ; OS-C : 22 (soit un total de 28)

— Nombres d’ouvrages de vulgarisation (PV-O), de chapitres dans ces ouvrages (PV-C), de dictionnaires (PV-DICO) et de productions en ligne (PEL) : PV-O : 39 ; PV-C : 6 ; PV-DICO : 1 ; PEL : 2.  (soit un total de 48)

Effectifs : Entre le dépôt du dossier (fin 2008) et la période actuelle, le CRREF a doublé ses effectifs d’enseignants-chercheurs. Il a privilégié – quand cela était possible – les recrutements au niveau HDR, lui permettant d’avoir désormais 2 professeurs et 2 MCF HDR. Par ailleurs, le CRREF accueille 14 étudiants en thèse (4 en deuxième année ; 4 en première année) et, depuis l’année 2011/12, une dizaine d’étudiants en stage de master 2 éducation et formation, parcours recherche contextualisation didactique en éducation et formation.

Bilan qualitatif

Le CRREF met en avant la proposition d’un cadre théorique pour ses travaux, celui des didactiques contextuelles. Ce cadre définit l’analyse didactique contextuelle comme étant l’observation, la description, l’analyse et la compréhension des situations d’enseignement, d’apprentissage de formation dans leurs interactions avec les paramètres sociaux, culturels, linguistiques, historiques, écologiques estimés pertinents dans le processus d’enseignement-apprentissage. Les approches utilisées relèvent notamment de la socio-didactique, de la psycho-didactique, de l’analyse de situations d’enseignement et de formation, de l’étude du fonctionnement de systèmes éducatifs. Dans ce cadre, la contextualisation didactique est l’ensemble des opérations et des processus qui consistent à envisager l’enseignement comme une action nécessairement en rapport avec son contexte.

Ce cadre théorique comporte une description des processus à l’œuvre dans la contextualisation didactique en termes d’inscription dans un réseau de transposition de conceptions. Ainsi, peuvent être décrites une noo-contextualisation (par exemple lorsqu’un effet de contexte provient de choix de prescrits opérés par l’institution dans un contexte donné, différent de celui d’enseignement), une contextualisation pédagogique (prenant en charge les conceptions de l’enseignant) et enfin une contextualisation sociocognitive lorsque un effet de contexte provient de heurts entre les conceptions à enseigner et celles des apprenants.

A cette analyse, le CRREF ajoute une description hiérarchique de ces processus, opposant comme deux extrêmes la contextualisation faible (définie comme une simple adaptation par changement d’exemples) et la contextualisation forte (reconsidérant l’ensemble du réseau de transposition depuis l’élaboration des prescrits). Des degrés intermédiaires de contextualisation doivent être envisagés pour permettre de modéliser la diversité des adaptations « contextuelles » pratiquées par l’institution ou les enseignants

Enfin, le cadre se complète d’une analyse des résistances et obstacles aux processus de contextualisation, dont les principaux sont d’ordre épistémologiques, didactiques et sociologiques. C’est alors qu’en croisant les deux types de descriptions introduites ci-dessous, et les résistances et obstacles on voit se dessiner des profils disciplinaires vis-à-vis de la contextualisation. Ces profils peuvent contribuer à mieux comprendre le fonctionnement soit des disciplines, soit des formations dans les contextes plurilingues et pluriculturels.

Le rapport d’évaluation de l’unité par l’AERES en 2013/14 est disponible ici.

Le projet 2015-2019

Ce projet, établi à l’occasion de l’évaluation par l’AERES de l’unité, sert de fil conducteur aux actions du CRREF, même si la signature du contrat quinquennal de l’université est reportée.

Les effets de contextes identifiés dans les enseignements montrent une grande variété de thèmes, de types d’objet concerné et de modes d’action. La richesse observée est beaucoup plus générale que nous le présupposions et les exemples, aussi variés qu’insoupçonnés (médiation des travaux de l’INRA auprès de professionnels, en astronomie, en mathématiques, en EPS). Les réflexions et les travaux menés sur la modélisation de ces phénomènes ont permis de faire apparaître plusieurs modes de fonctionnement selon les acteurs du système éducatif concernés (enseignants, élèves, ATSEM, parents). Plusieurs ressources pédagogiques ont été produites par l’équipe en particulier dans l’accompagnement des équipes pédagogiques des classes bilingues français–créole créées en 2012 et étendues en 2013. Dans le cadre du développement du projet scientifique de l’équipe sur la période 2015-2019, l’unité se fixe trois objectifs : la modélisation de la contextualisation didactique, la production de ressources contextuelles et la contextualisation des interactions en contexte hors du système éducatif.

Objectif 1. Modélisation de la contextualisation didactique

Nous disposons actuellement de modèles de contextualisation didactique en sciences du langage, en didactiques des mathématiques, des sciences et des techniques, ainsi que de travaux de sociologie de l’éducation portant sur des contextes. La production de modèles de contextualisations didactiques doit être poursuivie dans d’autres disciplines comme en économie, en littérature et en histoire afin d’en identifier les spécificités. Une comparaison de ces modèles sera alors concevable afin d’envisager la possibilité de produire un modèle commun. Pour ce faire les dimensions épistémologiques des concepts d’objet de contexte, d’effet de contexte de contextualisation didactique et de didactique contextuelle doivent être précisées dans une logique de didactique comparée.

Par ailleurs, dans le cadre d’enseignements, différents contextes peuvent interagir entre eux de manière complexe. Il est ainsi possible de citer les interactions entre contexte écologique et contexte langagier dans l’apprentissage du concept d’arbre, et des variétés de plantes sur le territoire guadeloupéen (bananier, cocotier). Le séminaire « Dire et penser la science en créole » qui s’est déroulé en 2012 a montré la pertinence d’approches prenant en compte plusieurs contextes fonctionnant en réseau. La modélisation de ce type de fonctionnement reste à construire à partir des théories de la complexité.

Au delà du bilinguisme français-créole des Antilles françaises, des contextes langagiers plus complexes comme ceux de Saint-Martin et de la Guyane amèneront des réflexions quant à la modélisation de la gestion didactique du plurilinguisme en contexte éducatif multilingue.

Enfin, au delà des spécificités disciplinaires, un modèle unique des contextualisations didactiques sera questionné en enrichissant le champ d’exploration à des interactions en situations non formelles. Par exemple, les processus de contextualisations observés dans l’enseignement des disciplines partagent des relations entre une dimension générale et des éléments singuliers. Cette unité se retrouve-t-elle lors de médiations scientifiques effectuées dans d’autres cadres comme ceux des relations médicales ou, plus généralement, professionnelles ?

Objectif 2. Production de ressources contextuelles innovantes et évaluation de la contextualité des ressources

La production de ressources contextuelles sera poursuivie lors du prochain contrat dans plusieurs disciplines. A l’instar des travaux effectués en didactique du français en milieu créolophone et du suivi des classes bilingues en Guadeloupe, les productions visent différents publics. Des ressources pour la classe sont mises à dispositions des enseignants et des apprenants. Des actions de formation de formateurs visant spécifiquement les utilisateurs, les concepteurs et les évaluateurs de ressources contextuelles seront conduites.

La question de l’évaluation de la contextualité des ressources est posée de multiples manières. Des suivis d’enseignements innovants construits à partir de la prise en compte des contextes, seront effectués. Des protocoles de recherches-actions seront mis en œuvre afin d’estimer l’efficacité didactique des innovations d’une part, et d’affiner les modalités d’expression des effets de contextes d’autre part.

A partir de différentes typologies d’effet de contexte, des outils d’estimation de la contextualité de ressources pédagogiques seront élaborés. Ils seront destinés aux concepteurs d’enseignement et aux apprenants désirant identifier les contextes véhiculés implicitement par les ressources pédagogiques qu’ils utilisent.

Objectif 3. Contextualisation et interactions non formelles ou hors situation d’apprentissage

Si les deux premiers objectifs s’inscrivent dans la continuité du dernier contrat et visent à renforcer les axes de recherche fondateurs du CRREF autour du champ des didactiques contextuelles, ce troisième objectif envisage d’ouvrir l’expression de nos problématiques à la frontière d’autres mondes (médical, médias, économique, juridique, politique, etc.). Ainsi, dans le cadre du prochain contrat, les chercheurs de l’équipe souhaitent étendre l’étude de la contextualisation et des effets de contextes à d’autres domaines, en dehors du système scolaire et des situations d’éducation formelles. Cet élargissement des domaines d’études répond en partie aux effets de la situation particulière des Outremers par rapport à la métropole. Nous avons constaté au fil du projet 2010-2013 que de nombreux effets de contexte sont ressentis en dehors de l’école. En effet, les sollicitations de l’INRA (médiation scientifique), du conseil régional de la Guadeloupe (traduction d’expositions scientifiques) ou encore de médecins du CHU de Pointe-à-Pitre (éducation thérapeutique) et d’acteurs du développement durable ont mis en évidence des écarts entre les normes (nationales ou européennes) et les pratiques observées dans les territoires ultrapériphériques. Les effets dus aux contextes sont nombreux, leur nature, leur place et leur forme varient selon le cadre des situations. Il s’agira d’étudier l’expression de la diversité des contacts interculturels en contextes en intégrant des approches d’ordre anthropologique, ethnométhodologique, sociolinguistique et psychologique. L’ouverture des travaux du CRREF à d’autres situations de communication que celles des apprentissages formels vise à rendre opérationnels et transférables la notion de contextualisation et la modélisation des effets de contexte.

Bilan scientifique

Le CRREF a produit plus de 70 publications sur le dernier contrat et près de 120 communications scientifiques (cf. Annexe 4). Il a produit plusieurs ouvrages (monographies et collectifs), organisé des colloques internationaux et participé à l’ensemble des activités scientifiques attendus d’une équipe de recherche. Il apparait aujourd’hui comme une entité dynamique et reconnue des recherches SHS des Antilles Françaises. Le nombre d’articles en langue étrangère reste faible (9) bien qu’en augmentation depuis le contrat précédent.

La période 2015-2020 reste marquée par les nombreux projets auxquels a participé le CRREF. En voici une liste classée selon les dimensions intra-académique, caraïbes inter-DOM ou intercontinentaux.

Partenariats intra-académiques (Guadeloupe et Martinique)

Les chercheurs du CRREF se sont engagés depuis plusieurs années dans des programmes et des projets de recherche avec plusieurs acteurs du Rectorat de l’académie de la Guadeloupe et du Rectorat de l’académie de Martinique, et des associations.

Pour la Martinique, il est possible de citer

  • les parcours Anglais Plus (Ali, Troadec Bertrand, Capron : 2019-2020) ; partenaires et membres du comité d’évaluation du dispositif « Parcours Anglais Plus » (PA+) piloté par le Rectorat de Martinique ;
  • l’expertise pour le suivi, le monitorage et l’évaluation du dispositif MLDS (Butcher : 2018-2020) ;
  • des Interventions dans le dispositif Mission pour la Lutte contre la Décrochage Scolaire a été mis en place par le Rectorat de Martinique au lycée Léopold Bissol pour élèves allophones (emploi du temps spécialisé).

En Guadeloupe,

  • les Classes bilingues (Sainton, Jeannot-Fourcaud, Anciaux, Candau, Prudent, Bolus : 2012-2020) ont permis un travail en collaboration depuis 2012 avec la cellule académique de la langue régionale (CALVR) et les inspecteurs et conseillers pédagogiques en LVR pour la conception et la mise en œuvre de dispositifs de classes et de filières bilingues à l’école primaire en Guadeloupe (rédaction de guides pédagogiques, observations de classes, formations des enseignants des classes bilingues). Une convention est actuellement en cours d’élaboration avec le Rectorat afin d’officialiser ce partenariat et d’autoriser la présence des chercheurs dans les établissements scolaires.
  • Une étude des pratiques et apprentissages au Microlycée secondaire (Issaieva : 2018-2020) a permis un partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe (Joseph-Théodore). Trois objectifs sont identifiés : retracer les trajectoires scolaires de ces jeunes ; identifier les facteurs contribuant au développement de leurs compétences et analyser les pratiques de leurs enseignants.
  • Un projet sur l’inclusion scolaire (Issaieva, Perez, Candau, Delcroix, Anciaux : 2019-2021) structuré par un programme de recherche-action-formation avec l’Association « Solidarité guadeloupéenne en mouvement » en vue d’analyser les leviers et les freins à l’inclusion scolaire en Guadeloupe. Une convention est en cours de signature à l’université des Antilles et un financement de l’ARS Guadeloupe a été obtenu.
  • Le projet « Langues, Climats et Cognitions » (Anciaux : 2017-2020) est mené avec des chercheurs des STAPS de l’université des Antilles (Robin, Coudevylle) sur l’influence de la langue et du climat sur l’activité mentale (mémorisation, imagerie mentale).
  • Un séminaire des mathématiques (Delcroix et Silvy : 2016-2017) a permis un partenariat avec l’IREM des Antilles pour l’organisation et la mise en œuvre des semaines des mathématiques.
  • Le projet Formalink (Anjou, Delcroix, Forissier : 2018-2020) est une recherche avec la Division Académique au Numérique (DAN) du rectorat de l’académie de la Guadeloupe.
  • L’étude des pratiques professionnelles et leurs interactions avec les apprentissages des élèves dans l’enseignement secondaire (Issaieva : 2018-2020) : Partenariat avec le Rectorat de Guadeloupe (Joseph-Théodore). Appréhender les caractéristiques et mécanismes de l’activité des enseignants et des élèves dans l’enseignement secondaire et post-bac.
Partenariats Caraïbes (Guyane, Saint-Martin, Haïti, Martinique, Sainte-Lucie)

Le CRREF tente de trouver des partenariats dans la Caraïbe afin de développer les sciences de l’éducation et des réflexions didactiques dans cet espace géographique particulier. C’est un des enjeux du CRREF. On peut citer plusieurs collaborations pour illustrer cette démarche :

  • Un projet AUF (Anciaux, Candau, Prudent, Beaubrun : 2016-2018) intitulé « L’analogie dans le processus de lexicalisation et de sémantisation des faits de langue. Vers une approche comparative des créoles à base lexicale française » a été mené par des chercheurs du laboratoire Langue, Société, Éducation (LangSé) de la Faculté de Linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti (Lainy, Govain) et financé par le Bureau Caraïbe de l’Agence Universitaire de la Francophonie dans le cadre d’un appel à projet.
  • Les journées d’études Guadeloupe-Martinique pluridisciplinaires (Jeannot-Fourcaud : 2018-2020) sont organisées en Guadeloupe et en Martinique grâce à la collaboration de chercheurs du CRREF et du CRILLASH de l’université des Antilles. 1e journées en 2018 « Socio-didactique et didactique du français en Martinique et en Guadeloupe ». 2e journées en 2019 « Affirmer son identité dans et par le discours ». 3e journées en 2020 « Observer les pratiques langagières des jeunes aux Antilles pour observer un état de l’évolution de la société ». Ces journées ont fait l’objet d’une demande de financement dans l’appel à projet de l’université.
  • Le projet ELAN (Programme INTERREG CARAIBE) (Weiss, Ali, Ramassamy, Butcher : 2019-2021) propose des recherches comparatives menées par des étudiants de Master de l’INSPE de Guadeloupe et de Martinique avec Sainte-Lucie. 2 semaines par an sur 3 ans. L’INSPE de Martinique est le partenaire principal de ce projet piloté par le Rectorat de Martinique, avec financement européen et de la collectivité territoriale. Autres partenaires du projet : L’Académie de Martinique et le GIP-FCIP, La Collectivité territoriale de Martinique, L’Organisation des États de la Caraïbe orientale, Campus France, Le réseau d’Alliances françaises des Petites Antilles, L’Université des West Indies, L’Université Quisqueya, L’Université d’État d’Haïti, L’Université des Antilles, le ministère de l’éducation et l’Ambassade de France.
  • Le projet « Développement de ressources et d’outils pédagogiques adaptés au contexte antillais pour l’enseignement de la biodiversité́ au collège et au lycée » (Forissier, Delcroix, Odacre : 2019-2020) repose sur un financement de l’Agence Française pour la Biodiversité́ et est porté par l’association Caribaea Initiative (www.caribaea.org) dont la mission première est de contribuer à l’étude et la conservation de la biodiversité́ animale au sein de la Caraïbe insulaire. Partenariat : La région académique de la Martinique et l’ONISEP. Un projet de convention est prévu et est actuellement en cours de rédaction avec la région académique de la Guadeloupe.
  • Des Collaboration avec l’École Normale Supérieure d’Haïti (Delcroix et Silvy : 2018-2020) portant sur l’enseignement des mathématiques au secondaire et de la didactique pour les masters 2 de mathématiques. Partenariat avec le Professeur Hachis pour l’élaboration des enseignements.
  • L’Observatoire Caribéen du Climat Scolaire (OCCS, Weiss : 2020) a pour objectif d’étudier les inégalités et les variabilités des accès aux savoirs, aux éducations et aux médiations en outremer.
Partenariats intercontinentaux

Ils regroupent des collaborations avec d’autres territoires ultramarins (La Réunion, La Polynésie française), avec la France hexagonale et le continent américain.

  • Un projet DGLFLF (Prudent, Anciaux : 2017-2018) a été mené en partenariat avec des chercheurs de l’université de La Réunion) sur la contiguïté et la complémentarité du français et du créole dans l’environnement visuel en Guadeloupe et à la Réunion (affiches, panneaux, pancartes)
  • Des Journées d’Études en Éducation (Delcroix : 2018-2020) (Polynésie française), le Colloque des Outremers CISE 2021 (Poggi : 2019-2021) ainsi que la Co-organisation d’un colloque intitulé « Contexte, Identités et Savoirs : Quelle Éducation en territoire ultramarin pour demain ». Porteur de projet : Nathalie Wallian, Sylvain Genevois et Pierre-Eric Fageol (UR ICARE – EA 7389) et l’Université de La Réunion montrent la volonté du CRREF de tisser des relations durables avec les autres territoires ultramarins.
  • Le CRREF a participé à un appel à projet ANR (Poggi : 2019-2021) : Projet déposé en septembre 2019 intitulé « Développement de l’Activité des Acteurs dans la Lutte contre les Inégalités Scolaires ». Porteur de projet : C. Félix (Université d’Aix-Marseille, laboratoire ADEF). Partenaires : Reims (CEREP), CNAM CRTD (E.A. 4132), Centre Alain-Savary – IFÉ ENS de Lyon. Recherche collaborative sur les questions de lutte contre la pérennisation des inégalités d’accès aux savoirs scolaires au sein de dispositifs privilégiant l’équité.
  • Un Projet de Cours Mis en ligne sur la plateforme « Université ouverte des Humanités » (UOH) (Candau : 2019-2021) développe une formation à distance intitulée « Appréhender le contact de langues aux Antilles. L’Exemple de la Guadeloupe, de la Martinique et de Saint-Martin » et est destinée aux étudiants en « sciences du Langage » et « Cultures et Langues régionales ».
  • Des recherches par questionnaire (30.000) (Weiss, coordonnateur national : 2020-2021) portent sur le « sexisme, les discriminations raciales et les violences sexuelles dans les ESR ».
  • Des Recherche-Action-Formation (Anciaux : 2016-2021) s’inscrivent dans un projet mené avec l’université Sorbonne Nouvelle (Molinié, DILTEC) sur les portfolios des langues et les approches socio-biographiques et interculturelles.
  • Le projet « Les enjeux de l’évaluation et de la recherche, perçus par les étudiants futurs enseignants » (Issaieva : 2019-2021) est construit autour de recherches collaboratives entre l’INSPE de Guadeloupe et l’INSPE de Créteil (Nathalie Sayac).
  • Un partenariat avec le Centre de Recherches de l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale (CREOGN) (Ali : 2020-2021) vise à mettre à disposition un gendarme-doctorant qui réalisera sa thèse sous la direction d’un membre du CRREF.
  • La participation au projet GEOTREF qui a permis de financer la Thèse de Claire Anjou sur la didactique de la Géothermie en contexte caribéen.
  • Organisation de colloques internationaux : Le CRREF a organisé son premier colloque en 2011 intitulé « Contextualisation didactiques ». Il a ensuite obtenu auprès de sociétés savantes la charge d’organiser des colloques internationaux en leur nom en Guadeloupe, comme par exemple avec la Caribbean Academy os Sciences en 2016 (Forissier), l’AIESEP en 2017 (Poggi) et avec l’ADMEE 2021 (Issaieva).
  • Le Projet « La copie à l’école dans différents contextes » (Issaieva : 2019-2021) réunit la France, la Suisse, la Belgique et le Québec : coordination Greta Pelgrims (Université de Genève) et Nathalie Lavoie et Marie-Eve Gonthier (Chaire de recherche sur la persévérance scolaire et la littératie, Université du Québec à Rimouski).
  • Le projet TEEC (Forissier, Anjou, Chartofylaka, Delcroix : 2018-2021) réunit 7 laboratoires à Paris, Montréal et Pointe-à-Pitre sur l’enseignements basé sur les effets de contextes et sa modélisation. .

L’ensemble de ces projets montre la capacité du CRREF à articuler ses travaux sur les contextes entre les préoccupations locales et les collaborations internationales. Ces projets ont des tailles et durées variées, mais c’est à partir de ce foisonnement d’idées et de travaux que le CRREF est parvenu entre 2015 et 2020 à obtenir des réponses positives à des appels à projet type PIA et ANR.

Faits marquants

Le CRREF a choisi de sélectionner plusieurs faits marquants illustrant quatre dimensions de ses activités : sa capacité à faire vivre la recherche en éducation aux Antilles françaises, à faire reconnaître la qualité de ses productions scientifiques et de ses publications, à obtenir des financements en répondant à des appels à projet extérieurs à l’université des Antilles, et enfin, à entretenir et à développer un réseau de collaboration.

Faire vivre la recherche en éducation aux Antilles

Depuis sa création, le CRREF a entrepris et développé plusieurs actions afin de faire vivre la recherche en éducation sur le territoire antillais (séminaire, journées d’étude, colloques, soutenances de thèse). Depuis sa création, il organise un séminaire mensuel dans les locaux de l’INSPE de l’académie de la Guadeloupe. Il fait intervenir des chercheurs de différentes universités afin qu’ils présentent leurs travaux. Ces séminaires ouverts au public permettent aux étudiants, aux enseignants et aux formateurs de l’académie de se tenir informés des recherches actuelles en Sciences de l’éducation et d’échanger avec des enseignants-chercheurs issus de divers domaines et institutions. Afin de conserver ces interventions et d’assurer leur accès, les séminaires sont désormais filmés et les vidéos sont accessibles sur le site de l’unité (https://crref.wordpress.com/seminaires/). Le CRREF organise également, plus localement, une à deux fois par an, des journées d’études sur le site de l’INSPE de l’académie de Guadeloupe afin de créer un lien entre la communauté des chercheurs, celle des praticiens et celle des étudiants. Par exemple, le CRREF a organisé des journées de didactiques contextuelles en décembre 2013 (https://crref.wordpress.com/journees-de-didactiques-contextuelles/) ou encore en avril 2019 sur les « Gestes professionnels et/ou en contexte ». Le CRREF s’est également associé au CRILLASH (autre laboratoire de recherche en sciences humaines et sociales de l’université des Antilles) pour organiser plusieurs journées d’étude comme celles de mai 2018 intitulées « Socio-didactique et didactique du français en Martinique et en Guadeloupe » et celles de mai 2019 intitulées « Affirmer son identité dans et par le discours ». Les prochaines journées prévues en 2020 sont intitulées « Observer les pratiques langagières des “jeunes” aux Antilles pour observer un état de l’évolution de la société ». Le CRREF a été sollicité pour l’organisation de plusieurs colloques internationaux qui se sont tenus en Guadeloupe, comme celui de CAS (Caribbean Academy of Sciences) en novembre 2016 et celui de l’AIESEP (Association Internationale des Écoles Supérieures d’Éducation Physique) en novembre 2017. Il sera également l’organisateur du prochain coIloque international de l’ADMEE (Association pour le Développement des Méthodologie d’Évaluation en Éducation) qui se tiendra fin mars 2021 en Guadeloupe. Le CRREF a également été associé à l’organisation d’autres manifestations scientifiques qui se sont tenues également en Guadeloupe, comme par exemple le XVème colloque international des études créoles en Guadeloupe en novembre 2016 organisé par le CIEC (Comité International des Études Créoles). Hormis l’organisation de séminaires mensuels, de journées d’étude et de colloques internationaux sur le territoire des Antilles françaises, le CRREF a organisé la soutenance de 11 thèses durant ce contrat.

Reconnaissance de ses productions scientifiques

Avant sa reconnaissance en tant qu’équipe d’accueil en 2010, les chercheurs du CRREF se sont impliqués dans la création et la reconnaissance d’une revue scientifique en didactique. En 2007, les enseignants-chercheurs en Didactique de l’IUFM de Guadeloupe ont créé une revue intitulée « Recherches et Ressources en Éducation et Formation ». Cette revue était publiée annuellement sous format papier par le CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) de Guadeloupe. En 2014, elle a changé de titre et de format éditorial pour devenir une revue semestrielle en sciences de l’éducation en ligne intitulée : « Contextes et Didactiques ». Cette revue internationale semestrielle en libre accès est désormais éditée par les Presses universitaires des Antilles, accessible en ligne sur OpenEdition (https://journals.openedition.org/ced/) et accréditée en Sciences de l’Éducation par le HCERES depuis Juin 2019. L’objectif d’amener cette revue à une reconnaissance scientifique internationale et à une augmentation de sa diffusion sous forme numérique a été atteint.

Réponse à des appels à projet et obtention de financements extérieurs

De 2014 à 2019, le CRREF a répondu à plusieurs appels à projet afin d’obtenir des financements pour mener des programmes de recherche. Nous présentons ici trois de ces programmes. Le premier est une recherche financée par la DGLFLF (budget obtenu : 10 000€) menée en 2016-2017 en partenariat avec des chercheurs de l’université de La Réunion. Elle avait pour objectif d’étudier la contiguïté et la complémentarité du français et du créole dans l’environnement visuel en Guadeloupe et à la Réunion en analysant la contextualisation des affiches, panneaux, pancartes, campagnes d’information et de prévention notamment sur le plan sociolinguistique. Le second programme intitulé TEEC a été financé par l’ANR FRSQ. Cette recherche a testé un enseignement basé sur les effets de contextes entre des apprenants de Guadeloupe et du Québec ; Enfin, le troisième programme intitulé Form@link a été financé par la DNE dans le cadre d’un PIA et il est mené en partenariat avec le Rectorat de l’académie de la Guadeloupe. Cette recherche consiste à tester un enseignement à distance basé sur les effets de contextes entre des apprenants des différentes îles et parties de la Guadeloupe.

Maintien et développement de collaboration

De 2014 à 2019, le CRREF a conservé et développé certaines collaborations existantes comme celles avec la Téluq au Québec, l’université d’État d’Haïti et l’université Sorbonne Nouvelle Paris 3. Ces collaborations se sont traduites par des réponses communes à des appels à projets, des échanges de services d’enseignement et par la signature de conventions. Durant ce contrat, le CRREF a également su créer de nouvelles collaborations en interne, avec le CRRILASH par exemple, et en externe, notamment avec l’université de Polynésie française (organisation de journées de recherche, encadrement de doctorants) et l’université de la Réunion (organisation de colloques, soutenance de thèse, projet de recherche).